Notre avenir, ressemble-t-il à celui d’un Titanic, s’échouant sur les icebergs d’une crise écologique, monétaire, sociale sans précédent ?
Depuis trois siècles, notre modèle de société de type occidental, fondé sur le marché comme forme exclusive d’échange entre les hommes, s’est étendu comme une vague déferlante au monde entier. «Profit et accumulation » seront-ils les deux mots clés de la société de nos petits enfants ?
L’accumulation de richesses monétaires du Système Capitaliste Occidental a eu pour moteur :
1- L'exploitation des gisements de main d’œuvre « bon marché » et de matières premières « gratuites? » périphériques. La Colonisation relayée après 1947 par les délocalisations au nom du « Développement » s’inscrivent dans ce processus. L’uniformisation des repères culturels nécessaire à l’extension du règne de la marchandise, en a été la condition ;
2- La guerre qui même partielle (on dit maintenant chirurgicale) permet le retour de l’accumulation. (Ne dit-on pas au café du commerce « une bonne guerre et çà repart !» ). Ce fut la solution de la crise de 1929 qui sur de nombreux aspects (emplois, chute du pouvoir d’achat, inégalités, dettes, spéculation et finance..), ressemble à celle d’aujourd’hui.
Mais depuis les années 1970 un troisième moteur d'accumulation de profit se met en place complémentairement au deux premiers. Il a pour nom : « révolution technologique ».
De portée encore plus considérable que la révolution technologique du XIX eme siècle qui a porté l'ère industrielle, cette révolution technologique en cours se traduit par des nouveaux matériaux, de nouvelles énergies, un nouveau rapport au temps (instantané) et à l’espace avec Internet, un nouveau rapport au vivant avec les biotechnologies et nano technologies.
Notre société du tout marché, où « ce qui ne se compte pas-en argent- ne compte pas ! », cette révolution technologique a le même effet qu’une guerre pour restaurer des taux de profit. Les outils de production des adversaires sont rendus obsolètes et leurs travailleurs deviennent des morts économiques. D’où le nom que lui donnent certains économistes de « destruction créatrice ».
Mais bien plus encore que d’être des objets ou outils que nous possédons et qui en retour nous possèdent, ces produits (automates, ordinateurs..) de la révolution technologique, transforment en profondeur nos manières de produire (avec de moins en moins de travail humain), de consommer et de vivre au quotidien.
Cette destruction créatrice va t-elle changer nos sociétés humaines dans ses fondements en mettant les mots « partage, responsabilité et réciprocité » au cœur d’une nouvelle manière de vivre ensemble ? Ou au contraire cette destruction créatrice va t-elle mettre sa puissance au service du modèle du tout économique qui fait du profit sa seule finalité ?
Qu’elles sont les évolutions possible de notre société de marché globalisé à l’ensemble de la planète, avec l’entrée de la Chine et de l’Inde en « religion de marché ?
D’abord, sur trente ans, à notre échelle française (avant de l’extrapoler), les premiers effets de la « destruction créatrice » de la révolution technologique et la manière qu’ont nos institutions de s’y adapter
Après l’ère de la «recherche de reconnaissance comme l’un des puissants mobiles de la vie en société» exprimée depuis 1759 avec Adam Smith (économiste libéral), que devient notre mobile de vie lorsqu’on place exclusivement la reconnaissance à un travail sous forme d’emploi comme condition d’obtention d’un revenu (monétaire) dans une société de plus en plus urbaine, donc fragile dans sa survie ?
.../... à suivre les deux peuples de France....